ensemble Yin
créations & programmes

Jamais lassés des sons ! 

Les ombres du  silence

De la théâtralité du sonore

 John Cage - Philippe Festou  - Uzong Choe - Olivier Messiaen

Hélène Pereira : piano | Damien Louis : percussions | Benoît Philippe  : clarinettes | Danièle Ors-Hagen : soprano | Philippe Festou : clarinette, live electronics & direction musicale.

Tout public | Durée : 1h00

Dans la résonance, des deux concerts de l'ensemble Yin « Streams breaking silence » qui impliquaient directement le public au cœur du spectacle, « Jamais lassés des sons ! » propose de nouveau une porte d’entrée poétique vers l’imaginaire ; entremêlant sonorités instrumentales, concrètes et voix, ce programme se situe entre pièces de répertoire, créations contemporaines et improvisations ; il se déploie autour du théâtre musical et laissera s’inviter dans un programme particulièrement méditatif, un « silence habité ».

Programme : 

Improvisation n°1 pour voix seule

Improvisation n°2 pour percussion & électroacoustique

Prélude n°3 pour piano (Uzong Choe)

Composed improvisation #2 pour percussion (John Cage)

Abîme des oiseaux pour clarinette (Olivier Messiaen)

Improvisation n°3 pour voix & piano

Para-Dogme version pour clarinette, clarinette basse, piano, percussion et sons fixés (Philippe Festou)·

Improvisation n°4 pour voix, clarinettes, piano, percussions et électroacoustique

À la verticale des chemins

Spectacle théâtral et musical en 2 parties

Thierry Paillard : comédien | Hélène Pereira : piano

Tout public | Durée : 1h

Depuis les multiples façons de parler des Départs, où le public choisit lui-même l'ordre des combinaisons aléatoires textes et musiques qui feront le chemin, jusqu'à cette fiction à partir de bouts de vie et de confidences de Jean Sébastien Bach, les deux tableaux de ce spectacle organisent les jeux de l'acteur et celui du piano en un vrai duo, un équilibre à conquérir, à arracher depuis l'âme vers le son et les mots.


Chair d'elle

Texte dramatique et poétique : Thierry Paillard | Œuvres pour clavier de J.S Bach

Ce récit visite la notion de sacré et non religieux dans la création par le prisme d'un artiste abandonné à sa marginalité. Un mendiant qui vient confier un ensemble de souvenirs. Un soliloque. L'homme, sorti d'une autre époque, jeté à la rue, égraine ses souvenirs qui lui reviennent par lambeaux apparemment désorganisés, son amour de la musique et par là-même celui d'une certaine humanité. Ce mendiant de passage reprend sa manche pour retrouver sa solitude imposée.

"Voulez-vous que je vous écrive une musique ? Seulement pour vous ? Qui puisse vous faire échapper de votre cage ? Mes notes souffleraient sur vos serrures, sur les barreaux de vos portes, et vous vous envoleriez !..."

"Non, la musique n'est pas un outil de divertissement. C'est un instrument de paix offensive. Elle est la liberté qui donne à l'aliénation un chemin pour se soigner. Là, il n'y a plus aucune différence entre la femme qui danse et la partition de la femme qui danse. Par elles, l'inconscient populaire transcrit désormais s'écoule vers tous. Dès lors, la musique fait UN avec le réel et sa vérité atteint l'universel. Par elle, nous sommes anti convention et anti nous-mêmes. Personne ne peut nous guider par-delà le bien et le mal, car nous sommes tous détonateurs. La musique n'est pas bien élevée. Elle n'est de bon ton jamais. Et lorsqu'elle n'a rien à dire, qu'elle se taise ! Ensemble, nous ne laissons aucun espace à l'indifférence : l'indifférence tue la vie. Le courage, c'est d'être soi et de se donner aux autres comme on se donne à l'harmonie. Aujourd'hui, naissent des musiques qui feront s'étreindre d'autres humanités pourvu que nous leur préparions le chemin. »

Variations du Départ en Silence (création)

Texte et Musique : Philippe Festou

Les Départs... il me plait à dire que cette œuvre mêlant poésie et piano est certainement la plus personnelle que j'ai pu écrire jusque là. Personnel - C'est ce que l'on dit généralement de l'écriture d'un quatuor à cordes pour un compositeur mais ici dans les « Variations du Départ en Silence », il s'agit d'une nécessité d'écriture, un exutoire en quelque sorte...

L'idée originale vient d'une séance avec une médium via Internet au mois de mars de cette année ; j'étais alors en Sicile pour la création de Boussole et ne pouvait être présent à cette séance physiquement en France. Lors de cette connexion, par l'intermédiaire de cette canalisation, mes guides spirituels (si bienveillants à mon égard) m'ont grandement et simplement incités à écrire sur les Départs, « il faut que ça sorte, il faut que ça sorte ! » ont-ils dit.

Y-avait il des choses à résoudre, des choses enfouies tellement profondément pour qu'il faille utiliser cette catharsis ?

Alors, oui, je ne pouvais que prendre la chose très à cœur !

Cependant, la question de « mes Départs » n'est peut-être pas aussi personnelle que cela et dans l'histoire de ceux-ci chacun pourra certainement en faire des affaires personnelles et variées. Chacun pourra y voir, y comprendre les liens, les concordances, inventer ses propres images, songer aux manques, penser aux retrouvailles, se remémorer ses propres Départs en résonances et puis c'est dans le Silence qui suit les résonances que se résolvent les bruits des mémoires...

Les dix mouvements écrits pour le piano proposent, à la différence du sens des mots, un habillage, un contrepoint, une opposition aux textes. La musique se joue de choses convenues, de mémoires et d'improbables, de renouveaux. Les principes musicaux qui me sont chers en terme d'aléatoire, d'élans dynamiques, de polytonalités, d'atonalité, de superpositions d'éléments - même si la main droite et la main gauche sur le piano ne permettent pas des combinaisons aussi subtiles que les combinaisons de groupes.

Construction/Déconstruction

Spectacle musique et vidéo

Violon : Chikako Hosoda | Violoncelle : Laetitia Pont  | Piano : Hélène Pereira | Percussions : Damien Louis | Clarinette, Live electronics : Philippe Festou | Flûte : Danilo De Luca | Scénographie : Pierre Carrelet | Création lumière : Svetlana Boitchenkoff

Tout public | Durée : 50 mn

Musique Philippe Festou | Vidéo : Pierre Carrelet

Initialement créée et enregistrée en 2006, Construction/Déconstruction est ici dans une version musicale revisitée dans ces principes d'écriture autant que dans son instrumentation.

16 mouvements musicaux dans le principe du thème et de la variation déclinent les éléments musicaux et sonores dans un contexte de musique de chambre, d'improvisation et de musique concrète et acousmatique.

Les musiciens, sont derrière un écran de tulle. En réponse à cet univers sonore, sont projeté autant de moments de vidéo d'environ 3 minutes chacun.

Les visages, les corps des instrumentistes apparaissent, disparaissent dans un jeu de lumière au grès des images, créant ainsi des perspectives surprenantes, faisant perdre les repères perceptifs de l'auditeur/spectateur, en entrant dans une dimension poétique et somme toute, intemporelle.